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Retombées - AUTO21 - L'automobile du XXIe siècle

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Prévention des collisions : Ce que les études précédentes n'ont pas révélé sur les systèmes de freinage antiblocage
 

Une recherche canadienne novatrice sur les collisions avec impact latéral révèle les facteurs humains, environnementaux et technologiques qui peuvent aider les conducteurs à éviter les collisions.

Quelle est la meilleure façon d'éviter les blessures dans une collision? Éviter les collisions.

Un groupe diversifié de chercheurs d'AUTO21 s'affaire à transformer ce conseil avisé en renseignements pratiques qui aideront les concepteurs de véhicules, les planificateurs urbains et les conducteurs à réduire les risques de collision, et tout particulièrement les collisions avec impact latéral.

« La meilleure façon d'éviter les blessures lors de collisions consiste tout simplement à éviter les collisions », affirme Mme Mary Chipman, chercheure principale sur le projet quinquennal qui se termine en mars 2005. « Il est parfois nécessaire de rappeler cette évidence aux gens, parce qu'ils se laissent prendre par les recherches portant sur la mécanique des collisions. Les tests en laboratoire sont excellents pour déterminer de quelle façon les portières devraient être construites pour résister à certains chocs, mais ne révèlent pas grand chose sur ce qu'il faut faire ou sur ce que les véhicules doivent comporter pour que les collisions soient évitées. »

Mme Chipman est professeure d'épidémiologie et de biostatistique au département des sciences de la santé publique de l'Université de Toronto et elle est spécialiste des statistiques appliquées aux sciences médicales. Elle travaille actuellement avec une équipe pancanadienne d'ingénieurs et d'épidémiologistes qui examine tous les aspects des collisions latérales, y compris la conception des portières, des sièges et du mobilier urbain.

Mme Chipman s'occupe plus particulièrement d'analyser des données provenant d'enquêtes détaillées de Transports Canada sur des collisions en vue de déterminer quelles sont les caractéristiques de sécurité susceptibles de réduire la probabilité d'un impact latéral.

Les collisions latérales, qui représentent de 25 à 40 p. 100 de toutes les collisions, occasionnent des blessures graves et même la mort. Pourtant, on connaît très peu de choses sur l'épidémiologie et la biomécanique de ces impacts, contrairement aux collisions frontales.

L'équipe du projet a analysé les données d'enquêtes menées à Montréal et à Toronto sur des collisions latérales impliquant un véhicule « projectile » (véhicule qui heurte) et un véhicule « cible » (véhicule heurté). Les données comprenaient la marque, le modèle, l'année, le poids à vide, les dimensions et l'équipement de sécurité – cousins gonflables, systèmes de freinage antiblocage (ABS) et antipatinage – des véhicules en cause dans l'accident.

À Toronto, les chercheurs ont examiné 26 collisions latérales impliquant un véhicule projectile et un véhicule cible. Ils ont également compilé de l'information sur près de 200 véhicules de contrôle – des véhicules qui ont circulé sur le site de la collision dans les jours proches de la date de l'accident, le jour de l'accident et à l'heure où l'accident s'est produit. À Montréal, l'équipe a analysé 35 collisions latérales et a recueilli des données sur quelque 300 véhicules de contrôle.

Le projet AUTO21 est la première étude définitive à examiner le rôle des systèmes de freinage antiblocage dans la prévention des collisions latérales. Certaines études précédentes ont conclu que les freins ABS étaient efficaces, mais seulement dans des circonstances particulières. D'autres études ont montré que les collisions étaient plus fréquentes dans le cas de véhicules munis d'ABS, donnant à penser que les conducteurs de tels véhicules conduisent différemment.

La révélation la plus frappante de la recherche de Mme Chipmann jusqu'à maintenant est que les freins ABS peuvent aider un véhicule projectile à éviter un impact latéral.

« Les freins ABS ne réduisent pas la distance de freinage, mais ils réduisent le risque de dérapage, explique-t-elle. Si les freins bloquent les roues et qu'il y a un obstacle sur votre trajectoire, vous perdrez le contrôle et vous serez incapable de diriger votre véhicule pour éviter la collision. »

Les résultats de l'étude pourraient persuader les autorités d'adopter un règlement pour obliger les constructeurs à installer des freins ABS sur tous les véhicules, et non pas seulement à les offrir en option. Mme Chipmann soutient que l'étude pourrait influer sur la conception des automobiles dans l'avenir et aider les compagnies d'assurance à cerner les clients qui présentent un faible risque.

Les résultats préliminaires de la recherche ont été présentés l'an dernier à la Society of Automotive Engineers International, basée aux États-Unis, qui envisage d'ajouter cinq communications sur des sujets connexes au programme de sa conférence de 2005.

www.auto21.ca

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